Retrait immédiat du permis de conduire : que faire ?

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Un contrôle de police, un excès de vitesse, un test d’alcool positif… et l’agent vous annonce que votre permis vous est retiré sur-le-champ. Comment aller travailler ? Combien de temps cela va-t-il durer ? Que faire ?

En tant qu’avocate en droit pénal, ces questions me sont posées très régulièrement. Voici l’essentiel à savoir.

Qu’est-ce qu’un retrait immédiat ?

C’est une mesure temporaire, prise sur place, avant tout passage devant un juge. Elle est décidée par le parquet, et parfois directement par la police.

Vous devez remettre votre permis. Refuser de le faire est en soi une infraction.

Dans quels cas ?

Les situations les plus fréquentes sont :

  • l’alcool ou la drogue au volant, ou le refus de faire le test ;
  • un excès de vitesse important : plus de 20 km/h en ville, en zone 30 ou près d’une école, ou plus de 30 km/h ailleurs ;
  • le délit de fuite ;
  • un accident grave causé par une faute importante du conducteur ;
  • la conduite alors que l’on est déjà interdit de conduire.

Alcool : ce qui a changé en 2026

Depuis le début de l’année 2026, le permis est retiré pour 15 jours dès 0,8 gramme d’alcool par litre de sang (0,35 mg dans l’haleine). Auparavant, ce n’était le cas qu’à partir de 1,2 gramme. Le seuil a donc fortement baissé.

Combien de temps ?

En principe, 15 jours. Ensuite, le permis doit vous être rendu.

Mais le parquet peut demander au tribunal de police de prolonger le retrait jusqu’à 3 mois, puis encore 3 mois une seule fois. Vous êtes alors convoqué devant le juge, rapidement. C’est le moment de vous défendre, idéalement avec un avocat.

Puis-je conduire quand même ?

Non, surtout pas.

Conduire pendant un retrait expose à une peine de prison, à une amende et à une interdiction de conduire d’au moins 3 mois, qui peut aller jusqu’à 5 ans, voire plus. Une situation temporaire devient alors beaucoup plus grave.

Serai-je forcément condamné ?

Non.

Le retrait immédiat n’est pas une condamnation. C’est le juge qui décidera plus tard, après avoir examiné le dossier, s’il vous interdit de conduire ou non.

S’il ne prononce aucune interdiction, vous récupérez votre permis. S’il en prononce une, les jours de retrait déjà subis sont en principe déduits.

Vous êtes cité devant le tribunal de police ?

N’hésitez pas à me consulter. Je pourrai examiner votre dossier, vous expliquer ce que vous risquez et vous défendre à l’audience.

Bon à savoir : les frais de procédure et d’avocat sont souvent pris en charge par l’assurance protection juridique de votre véhicule, si vous en avez une et qu’elle ne prévoit pas d’exclusion spécifique pour votre situation. Pensez à vérifier votre contrat ou à interroger votre assureur.

En résumé

Le retrait immédiat dure en principe 15 jours, mais peut être prolongé par le juge jusqu’à 3 mois, puis encore 3 mois. Ce n’est pas une condamnation : votre défense reste entière.

Les délais sont très courts. Il est donc important de réagir tout de suite : préparer l’audience devant le tribunal de police et éviter toute erreur qui aggraverait votre situation. Un avocat peut vous accompagner dès le premier jour.

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Vous êtes concerné par cette situation ? N’hésitez pas à me contacter pour en parler.